Retour à MacP3 Autres numéros MagP3 ⋅ La Tribune de la Sagasphère ⋅ Octobre 2008, n°4

 

MacP3

La Tribune de la Sagasphère

Zoom sur... La Taverne de Kadelfek (suite)

Critique de la saga

La Taverne de Kadelfek commence d’une manière plutôt banale : une rencontre dans une auberge, une petite quête, un groupe qui se forme... Les éléments de base sont là, rien de bien excitant à l’horizon. Mais à partir de l’épisode 5, l’intrigue prend une autre tournure, plus intéressante et plus complexe. Le créateur a réussi à inventer et décrire un univers, classique mais cohérent, qui est en lien étroit avec la trame principale de la saga. De plus, il parvient à caser dans 6 épisodes ce qui pourrait tenir dans une phrase de voix off, sans que cela devienne le moins du monde ennuyeux. C’est le "style Kadelfek", qui colle au plus près du quotidien du groupe, une histoire pratiquement jouée en "temps réel".

Concernant la qualité sonore de la saga, elle est plutôt mauvaise dans les premiers épisodes : les ambiances sonores s’arrêtent brutalement, il y a des clics de mixage, etc.

Cela s’améliore ensuite, mais certaines imperfections demeurent clairement audibles jusqu’à l’épisode 6. A noter qu'à partir du 11, Blast devient le « 1er réalisateur » d'une saga MP3 dont il n'est pas également l'auteur. Ce recrutement apporte une nette amélioration de la qualité sonore.

Le jeu d’acteur de La Taverne de Kadelfek est assez particulier, surtout dans les premiers épisodes. Les répliques sont souvent légèrement surjouées, avec une intonation récurrente. Au début, cela peut sembler bizarre, mais ce n’est finalement pas si désagréable.

Les voix sont toutes bien différentiables. Certaines sont parfois un peu agaçantes, au début, celle du Nain, par exemple mais elles deviennent meilleures et collent bien aux personnages.

Quant à l’humour, il est porté par le caractère de chaque personnage et dopé par les interactions dans le groupe. Ce procédé, parfois un peu lourd, au début, finit par bien se démarquer du modèle avoué. Le Nain, par exemple, est à la fois proche et différent : non moins cupide et énervant, il a une forte prédisposition à la mégalomanie aggravée de formules pompeuses et à la mythomanie. Le paladin héroïque et son hamster géant miniature sont également savoureux à l’oreille.

La qualité générale s'améliore, par étape, tout en conservant un style bien particulier. La Taverne de Kadelfek est une saga plutôt difficile d’accès pour les publics non rôlistes qui peut ne pas plaire au plus grand nombre.

Texte : * * * *
Un univers bien présent et cohérent, une intrigue qui avance peu mais sans que l’auditeur ne s’ennuie: c'est la patte Kadelfek.

Son : * * *
La qualité sonore très peu engageante dans les premiers épisodes, mais s'améliore ensuite pour devenir irréprochable.

Jeu d'acteur : * * * * ⋅
Légèrement surjouée, l’interprétation n’en est pas moins convaincante. Elle apporte un aspect très positif.

Humour : * * ⋅
L’auteur parvient à réinventer l’humour "à la Naheulbeuk", avec des personnages complètement loufoques mais attachants.

Simontheb

Avis de la rédaction

GoerZ : * * * *
A cause d'un scénario manquant d'originalité, cette saga ne retient pas particulièrement l'attention mais reste très agréable à écouter. Techniquement plutôt réussie et drôle, on est tout de même dans du très bon.

Kak Miortvi Pengvin : * * * * *
Une histoire clairement originale par son traitement mais qui ne fera pas mouche chez tout le monde.

Spikly : * * * *  <3
La mise en scène de l'auteur me fait penser à une comédie-médiévale jouée au théâtre ou dans un studio de série tv dans lequel l'auditeur y serait le spectateur privilégié.
Malgré les imperfections appartenant au passé, j'aime particulièrement cette saga.