Retour à MacP3 Autres numéros MagP3 ⋅ La Tribune de la Sagasphère ⋅ Eté 2015 , n°24

 

MacP3

La Tribune de la Sagasphère

Zoom Sur... Le Cacao qui tue

Présentation de la saga

Le Caco qui tue

Le Cacao qui tue est une fiction sonore dont les chefs de projet sont Hélène Martin et Sébastien Viaud, respectivement réalisatrice principale et scénariste de la série.
« Mais que diantre, crypto-scribouillarde que tu es », dois-tu lecteur t’exclamer tout en lisant, « pourquoi ne parles-tu pas simplement de saga MP3 et de ses créateurs comme on l’a toujours fait ? » Je te réponds, ne sois pas impatient : « Parce que le Cacao qui tue, c’est une production qui s’est faite hors de la sagasphère, avec des méthodes et des pratiques qui ne sont pas banales et sur lesquelles je vais revenir dès que j’aurai fermé les guillemets. »
L’histoire est celle de jeunes gens qui voulaient lancer une fiction audio gratuite sur le grand Internet. Ces jeunes gens ayant un passé professionnel derrière eux, ils se sont dit…

Tiens, et si on faisait un scénario comique qui part dans tous les sens ?

Le Cacao qui tue, c’est l’histoire de groupes de pirates et diverses racailles océaniques qui vont tous finir d’une manière ou d’une autre par partir sur les traces du Cacao qui tue, un produit si mystérieux qu’il en gagne une majuscule. Aventure, romance, chansons qui restent dans la tête, trahisons, humour absurde, anachronismes et plein d’autres mots qui spoilent jonchent ces quasi trois heures d’audio sur les chapeaux de roue.

Si on allait recruter une ribambelle de comédiens z’et comédiennes pour jouer nos rôles ?

Une trentaine de personnages récurrents se pressent au fil des scènes, impliquant un bon paquet de comédiens et comédiennes au casting. Professionnels démarchés par Hélène et Sébastien, avec pour argument à cette participation dans une aventure non-rémunérée : « Viendez, on va rire »... ce qui est le meilleur argument au monde, la preuve, ça a marché. Étant pros, ils jouent bien. Toutefois, l’une de mes sources m’a demandé de faire passer la plainte suivante : « Ils jouent bien, ils jouent bien… Mais ils jouent comme au théâtre ! Sauf que je ne suis pas au fond de la salle de spectacle, que je les entends très bien brailler, et que ça devient vite pesant ! » Je me suis permis d’ajouter cette intéressante remarque à mon article car le MagP3 ne s’appelle pas encore le MagJtecirelespompesP3, webzine pour le moment imaginaire dont on sent que la ligne éditoriale ne l’aurait pas laissé passer. Cette tendance au jeu théâtral est une réalité. Elle fait partie de l’identité sonore de la série, pour le meilleur et pour le pire.

Si on faisait jouer les acteurs d’une même scène tous ensemble, en même temps qu’un bruiteur chargé de transmettre l’émotion du son de leurs mouvements ?

Les révélations sur les techniques de mise en scène sonore du Cacao qui tue ont surpris, parfois même choqué. Le visionnage des making-of permet en effet de s’apercevoir que les acteurs se répondant jouaient en même temps, accompagnés d’un bruiteur chargé de produire les sons (notamment les pas) que feraient les comédiens s’ils évoluaient réellement dans les environnements du scénario. Ce qu’Hélène et Sébastien expliquent calmement par le fait que des comédiens accoutumés à s’exprimer par le geste et la voix n’ont pas nécessairement appris à contrôler la voix de leur geste.

Si on embauchait une vingtaine de preneurs de son et autant de monteurs ?

Rendons hommage à toute l'équipe déployée pour la réalisation de la série.
Pourquoi ? Parce que l'équipe est nombreuse. Je n'ai pas envie qu'elle vienne chez moi me briser les rotules si je m'abstiens de lui rendre hommage. C'est dangereux, le journalisme.

Si on enregistrait en stéréo 3D binaurale ?

Le son binaural est à l’ouïe ce que la stéréoscopie est à la vue. Mais si, vous savez : l'illusion de la troisième dimension obtenue à partir de la déformation d'un motif « plat ». Pour le coup, l'effet est obtenu à partir de deux micros espacés d'environ la même distance qu'une paire d'oreilles standard. La volonté est d'obtenir l'immersion maximale sur un système d'écoute au casque.

Si ça nous prenait quatre ans ?

Si l’article s’est autant étendu sur la technique et la débauche de moyens du Cacao qui tue, c’est qu’il s’agit d’une situation peu banale dans notre petit milieu. C’est aussi une façon d’appuyer sur le fait que nous nous trouvons face à une production d’une qualité professionnelle réalisée dans des délais professionnels également. S’il est disponible en permanence sur le site Internet dédié, le Cacao qui tue est aussi diffusé de temps à autre en radio. L'avis de la rédactrice, c'est qu'il n'y a pas à hésiter à y coller une oreille curieuse, qui devrait sans trop d'effort se changer en oreille ravie.

@now@n

Avis de la rédaction

Xzimnut : ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile0::
Rarement un casting de fiction audio aura été aussi impressionnant, et je ne parle pas seulement du CV de certains des acteurs ! Malgré quelques légères longueurs dans l’histoire, les dialogues de The cocoa who (which !) kills recèle de véritables perles rendues encore plus hilarantes par la performance des acteurs. Je pense tout particulièrement aux séquences avec l’équipage belge, qui malgré les écoutes successives continuent de me faire me tordre de rire. Je porte également une affection particulière aux chansons qui achèvent de donner à cette sympathique aventure la joyeuse férocité d’une bande de pirates prêts à en découdre le sabre au clair et le verbe haut (hisse et ho !).

MimiRyudo : ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile::
Le Cacao qui tue est l'une des trois sagas qui m'ont le plus conquis en 2014. Les nombreuses intrigues sont toutes comprises dès le premier épisode, malgré un nombre important de personnages et une absurdité de tous les instants. Evidemment, @now@n a raison de détailler la technique : les vidéos du making-of valent leur pesant de bananes, tellement ça peut sembler fou à tous les créateurs qui enregistrent dans leur chambre avec un micro posé en équilibre sur trois bouquins. Les acteurs sont tous terribles, ils transmettent leur plaisir certain à jouer. Quant aux musiques, il m'arrive plusieurs mois après la dernière écoute de chantonner "la roue des gentilhommes de fortune"... Bref, voguez vers le Cacao qui tue, en attendant les prochains projets audios d'Hélène & Sébastien...