Retour à MacP3 Autres numéros MagP3 ⋅ La Tribune de la Sagasphère ⋅ Décembre 2014 , n°23

 

MacP3

La Tribune de la Sagasphère

Découverte : Le Cosmos Infernal

Le Cosmos Infernal

Le Cosmos Infernal est une saga MP3 de CricOfWar démarrée en 2013 et qui se poursuit en cet an de grâce 2014 (ndlr : saison 2 en cours à partir de novembre 2014).
Elle se situe dans la suite logique de sa sagagraphie1 que nous pourrions qualifier d’Infernale, puisque le titre rappelle immédiatement ses créations précédentes (Camping et Lycée).
On reconnaît sa patte dans son timbre de voix particulier et sa prédilection pour un humour basé sur des conflits de personnalité, des protagonistes hypercritique vis-à-vis de leur environnement, et quelques appels au bon sens de l’auditeur.
Son aisance à jouer des interactions entre personnages est toujours aussi jouissive, mais elle a un revers : un jeu d’acteur un peu juste dans les scènes de solitude, heureusement peu nombreuses.
En matière de mise en scène, nous avons affaire à un vieux de la vieille qui sait gérer son tas de son ; les bruitages et les ambiances comportent des trouvailles sympathiques qui dénotent une certaine recherche. L’auditeur tiquera peut-être sur la musique, parfois répétitive – je ne sais pas d’où sort ce thème, je peux supposer qu’il est « culte », mais trop c’est trop.

Pour ce qui est du scénario, nous nous trouvons en plein dans cette espèce de nouvelle vague SF en saga MP3 : une histoire spatiale, certes, mais avec un vernis scientifique poussé et volontaire qui tranche avec le principe de pure aventure des premières sagas SF (non, les trous noirs d’Adoprixtoxis ne comptent pas).
Le groupe de personnages mis en scène équilibre les compétences utiles et les défauts comiques, et surprend souvent par rapport à l’image immédiate que nous pourrions avoir d’eux.
On y aborde des thèmes comme le vertige de l’espace, une quête désespérée pour la survie, la tolérance vis-à-vis d’autres cultures et la difficulté de la diplomatie. Si avec ça vous n’êtes pas tentés !
J’ajouterai que nous avons un léger retour vers le passé via un personnage « féminin » joué par CricOfWar lui-même — comme dans l’ancien temps où les femmes n’existaient pas, vous savez ? Et ça, aujourd’hui, c’est une touche d’originalité.
En résumé, dans le cadre d’une audiophilie contemporaine, Le Cosmos Infernal est une saga à suivre.
Sur ces bonnes paroles et cette recommandation, je retourne écrire égoïstement mes propres articles.

@now@n

1 « filmographie », mais avec des sagas au lieu des films.