Retour à MacP3 Autres numéros MagP3 ⋅ La Tribune de la Sagasphère ⋅ Février 2012 , n°18

 

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La Tribune de la Sagasphère

Découverte : L'appartement

L'appartement

Ici, nous entrons dans un appartement du centre-ville d'une agglomération française. Un appartement normal, une chambre, une baie vitrée et ce que l'on trouve dans un appartement classique. Il a appartenu à un homme prénommé François. Pour vous éclairer, vous devez apporter votre source de lumière. Cet appartement, un des derniers de la résistance, a une forte symbolique, car son propriétaire a enregistré un journal de bord qui est maintenant dans les archives de la Défense Nationale. Ce journal rend compte de l'ambiance qui régnait et de la solitude que pouvait ressentir un habitant durant cette période. Ou du moins le tente-t-il, car il ne dure pas une demie-heure, les évènements s'étant précipité dès l'allumage du dictaphone. On estime que le premier enregistrement a été fait lorsque l'auteur avait vingt-huit ans. L'appareil a été retrouvé, étrange coïncidence, par François TJP. Le journal original est classé confidentiel, mais des copies ont été réalisées. Monsieur TJP a d'ailleurs désiré en faire un documentaire en y ajoutant des musiques de sa composition et en titrant les diverses pistes trouvées. On peut le retrouver sous le simple nom L'appartement, un titre qui résume les longs moments qui feraient partie du journal s'il avait commencé dès le début de l'invasion de zombies.

Si L'appartement est court, il est en revanche facile à aborder, tout étant vu - ou plutôt entendu - de l'angle le plus simple. Si les changements de décor ne sont pas des plus agréables, l'immersion n'en est que plus grande. Hormis certaines libertés de François TJP quant au montage de quelques scènes, on peut saluer l'authenticité de L'appartement. Pas le plus passionnant du monde, pas le plus complet ni le plus instructif, il emmène toutefois l'auditeur dans une vérité, celle de l'auteur, qui n'est pas universelle, mais ne soulignera jamais assez l'importance du contact.

Waïl Kinderstein