Retour à MacP3 Autres numéros MagP3 ⋅ La Tribune de la Sagasphère ⋅ Novembre 2011 , n°17

 

MacP3

La Tribune de la Sagasphère

Découverte : Kaïros

Kaïros

Kaïros est une saga mp3 sombre, se situant dans un monde qui est soit similaire au nôtre, soit un peu plus évolué (d’après ce que j’ai perçu). Elle raconte l’histoire de Dimitri, un jeune étudiant en droit sans histoires, qui va finir par se joindre à un mouvement révolutionnaire. L’histoire de Dimitri et la saga, au bout de quatre épisodes, est parsemée de nombreux personnages.

Pour résumer mon impression sur le scénario, signé Hikaru Shindo, disons qu’il est impressionnant de densité... et un peu trop dense à la fois. Et ce, dès le premier épisode.
Une intrigue politique se profile peu à peu, mise en scène correctement. Le scénario fait écho à une intrigue complexe présentée de manière astucieusement simple. Néanmoins, on finit quelquefois par se mélanger les pinceaux, entre les infiltrés, les traîtres et les personnages secondaires à surveiller de près. C’est donc parfois un peu confus, mais le journal de Dimitri clarifie souvent et fait le point sur les évènements précédents. Ça aide, mais ça risque de ne pas suffire pour certains auditeurs.

La réalisation, menée par Horine, rappelle le côté déstructuré de Xenozis, distillant une ambiance à la fois lourde et trouée par une mauvaise qualité sonore simulée subtilement. L’atmosphère est très sombre et, malgré tout, n’a pas été rendue écœurante.
Le jeu d’acteur sert à merveille le texte (je pense notamment à l’épisode deux et au passage où un personnage fait allusion à la genèse de son groupe lorsqu’ils étaient quatre dans un garage). Le personnage de Dimitri, interprété par Kradukman, a beau parfois être noyé dans la masse, il dégage une aura qui le rend reconnaissable dès les premiers phonèmes qu’il prononce. J’aimerais aussi souligner le jeu de Blast et d'Istria, qui m’ont semblé criants de justesse.
Pour conclure, je dirais que ceux qui ont dévoré Death Note risquent fort d’apprécier la saga : les personnages de Dimitri et de Light n’ont pourtant rien en commun, c’est un avis que je reconnais comme étant purement subjectif.

Pour votre culture et celle de vos oreilles, rappelons quand même que les mêmes auteurs ont également réalisé l’unique épisode de La Famille Douglas en août 2009, qui reste sans suite encore aujourd’hui. Et on sent bien la différence entre cette dernière et Kaïros ! Est-elle due à l’expérience accumulée par les auteurs entre ces deux œuvres ou bien simplement à leur changement de style ? Je vous laisse seuls juges de cela.
Il faut dire aussi que, depuis les Douglas, les deux auteurs ont fait du chemin. Horine s’est lancé dans la saga Dragon’s Flair tandis qu’Hiraku, lui, a collaboré avec Dychollin sur Calydon Prémisses ; ces deux sagas ayant participé au jeu-concours de la saga de l’été en 2010. Deux créateurs à suivre de près, tant leurs créations sont à la fois diverses et variées.

::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile12::

Melfice