Retour à MacP3 Autres numéros MagP3 ⋅ La Tribune de la Sagasphère ⋅ Avril 2011 , n°14

 

MacP3

La Tribune de la Sagasphère

Zoom sur... Le concours de la Saga de l'Été (2009) 1/2

Pardonnez-moi mon père parce que j'ai péché (Misterfox)

Pardonnez-moi mon père parce que j’ai péché nous conte les « aventures » d’Igor, jeune prêtre chargé des confessions dans un petit village à priori paisible. Les épisodes, indépendants les uns des autres, s’enchaînent pour former cette série mp3.

Cette saga au nom à rallonge propose une ambiance et un concept sympa. L’occasion pour Misterfox de critiquer à l’envi l’Eglise voire d’autres organismes (mention spéciale pour l’épisode 8, très d’actualité ces jours-ci), même si certains épisodes n’ont pas de but éducatif. Sans prise de tête, cette saga souffre malheureusement de quelques problèmes, dont notamment une écriture parfois plate. Elle reste agréable, même si le rire est parfois absent et l’humour parfois bateau.
Le principal défaut se trouve dans le remplissage sonore, limité au strict minimum (cela blesse notamment lors de l’évocation de l’inaudible gourmette de Bill Gates qu’on entend « cliqueter d’ici »). Enfin, les déboires d’Igor proposent un scénario adapté au genre de la série mp3… c’est à dire une histoire qui n’avance presque pas ; une caractéristique commune avec d’autres séries mp3… mais les votant en ont-ils tenu compte lors des votes ? Notons tout de même que la saga possède bien une fin digne de ce nom, ce qui rehausse le tout.
En bref : à écouter sans se prendre la tête, pour passer un bon moment.

Note Globale : ::etoile:: ::etoile:: ::etoile1/2:: ::etoile0:: ::etoile0::

Melfice

Phone : Direktorres Kuts ! (The Unnamed)

Phone Direktorres Kuts ! (comprennez « Director’s Cuts », bien que le « director » ne participe que peu à cette saga) n’est autre que la parodie de Phone : Begining. La saga s’inspire d’autres sagas absurdes présentes sur la toile pour créer un style de parodie encore peu employé jusqu’à présent.

Certes, l’idée de base, c’est de faire une parodie dite absurde. Apparemment, l’idée en question a payé, le concept ayant tellement bien marché que la saga s’est vue élire « meilleure saga de l’été 2009 ». Pour ma part, je n'ai pas accroché à cette saga. J'en retiendrai quatre choses "positives" : le scénario de Phone détourné, le timbre de voix de Squill, les mauvais jeux de mots et les paquets de chips (ce qui fait bien quatre choses pour les plus doués en mathématiques). A côté de ces quelques qualités, je note surtout que la saga est presque inaudible à cause des saturations, du mauvais jeu d’acteur surjoué et d’autres défauts placés volontairement par les auteurs dans les épisodes afin de générer un effet de style. Par ailleurs, les situations sont la plupart du temps incompréhensibles en audio pour le commun des mortels, et les phrases sont souvent mal formulées. L’oubli de l’application des « bases » a été fait exprès, mais cela n’empêche pas cette saga d’être auditivement insupportable. Le but est de faire rire (à l'opposé d'autres oeuvres absurdes plus engagées comme celles d'Eugène Ionesco) mais je n'ai pas ri une seule fois...
Et le comble enfin, c'est que cette suite d’incompréhension n’est pas reliée par le héros ou par le scénario de Phone, mais bien... par le thème des paquets de chips !

Toutefois, en dehors de cette critique personnelle, on retiendra surtout que le public a hissé ce Director's Cuts au rang de meilleure saga. On peut supposer que le concept original (encore que Phone Direktorres Kuts ne soit pas un pionnier dans le genre des sagas « volontairement mal fichues ») ait séduit, aux dépends d'une cohérence, d'une qualité sonore, d'un réel plaisir d’écoute, d'un scénario ou de personnages fouillés...

Note Globale : ::etoile1/2:: ::etoile0:: ::etoile0:: ::etoile0:: ::etoile0::

Melfice, Mimiryudo

Make him fall (Diwan)

Arrêter Albert de Castili, le chef de la mafia locale, en possession d'une valise d'héroïne est une chose ; le garder en prison en est une autre !
Arnaud Fournier, avocat des familles des victimes, va mettre tout en oeuvre pour faire plonger le dangereux mafieux, mais ce dernier a des moyens de pression sur l'avocat qu'il ne saurait imaginer...

Un an après l'Epée de Kischnu, Diwan revient avec une saga à l'interprétation plus dynamique et plus juste, mais qui reste tout de même le point faible de cette nouvelle création sur certaines répliques mal inspirées. Le mixage et les ambiances sont de bonne facture ; quelques défauts tout de fois sont à signaler, comme des coupures entre chaque réplique comme si la panique d'un personnage ne s'exprimait que lorsqu'il parle (par exemple dans le dernier épisode, lors de la fin assez peu crédible d'ailleurs, des onomatopées, des petites remarques pendant que l'autre personnage parle, auraient permis une meilleure immersion au coeur de la scène ; là les persos monologuent en s'interrompant de façon peu naturelle lorsqu'ils sont coupés).
Cette qualité audio tout à fait convenable est mise en arrière pour servir une histoire qui est, elle, plutôt le point fort de cette courte saga.

En vingt minutes, Diwan nours offre donc un réel court-métrage avec peu d'intervenants mais qui ont tous quelque chose à raconter. C'est bien, ça ne deviendra pas une saga culte (ce n'est pas l'objectif d'ailleurs), mais on passe un agréable moment à l'écoute, et c'est tout ce qu'on lui demande !

Note Globale : ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile1/2:: ::etoile0::

Mimiryudo