Retour à MacP3 Autres numéros MagP3 ⋅ La Tribune de la Sagasphère ⋅ Juillet 2010 , n°13

 

MacP3

La Tribune de la Sagasphère

Zoom sur... DukeTotchi

Totchinuko

Critique

Totchinuko est bien connue pour être une des premières sagas du site de Duketotchi mais aussi une des premières de la sagasphère après les Quatre Grandes Sagas qui forment le monde (ou plutôt qui influencent fortement la production sagasphérique contemporaine). En tant que « Saga-Vétéran », Totchinuko pourrait bénéficier d’un minimum de pitié, car elle est assez ancienne ; il est d’ailleurs précisé sur le site de Duketotchi que cette saga est ancienne, et qu’il faut donc prendre garde à sa faible qualité sonore et à son texte (qui n’a pas échappé à l’influence du Panthéon de la Sagasphère).

Je vous l’annonce en mille : j’ai pris pour parti de priver Totchinuko de mon indulgence. C’est à la fois un risque et un compliment. Mais peu importe ! C’est en 2010 que j’ai écouté cette saga, et non pas en 2005 !

Commençons d’abord par la fameuse qualité sonore. Après écoute, je me suis rendu compte que, premièrement, elle était constante. Il n’y a pas de grande évolution au long des épisodes. Deuxièmement, il faut noter que, malgré qu’elles ne soient pas au top pour ce qui est de la qualité des enregistrements, les voix sont tout de même bien audibles et ne font pas saigner les oreilles. Et ce, dès le premier épisode ! C’est un bon point. En bref, il ne faut pas s’attendre à des enregistrements parfaits, mais ça reste plus qu’écoutable. Personnellement, je n’en demande pas plus.

Ne confondons pas qualité sonore et jeu d’acteur ! Là, c’est aussi bon. Pas très bon, mais bon. Malgré certaines voix peu crédibles (comme celles des vieilles femmes, par exemple), elles sont de bonne facture et se distinguent entre elles. Les intonations sont bonnes ; Aslag est bien dans ce qu’il fait et non pas dans sa tasse de café. On notera tout de même quelques répliques (qui se comptent sur les doigts d’une main, je vous rassure) mal articulées où il y a des ratés ou de l’hésitation ; elles auraient pu être réenregistrées, mais elles ne l’ont pas été. Dommage.

Ne confondons pas non plus la qualité sonore avec le montage et le mixage. Ici, je parle avant tout de la façon dont les sons s’enchaînent entre eux, et non pas de la qualité des sons utilisés. En bref : la mise en scène. Sachez tout d’abord que l’ambiance sonore est de bonne qualité. Même si le fond audio est réduit au plus strict minimum, il ne disparait jamais (ou, du moins, pas trop). On notera d’ailleurs la présence de musiques sympathiques comme celles provenant de Tenchu, de Tomb Raider ou encore des Noces Funèbres (de Tim Burton). Bref, de ce côté-là, ça se laisse écouter. Cependant, l’enchainement des sons (le montage) est parfois un peu chaotique. Il arrive que certaines musiques soient coupées assez brutalement (avec ou sans bruitage de dérapage). De la même façon, certains « fondus au silence » sont parfois coupés brutalement en fin d’épisode. Tout de même, ne vous arrêtez pas à cela (ni au générique de Benny Hill présent en intégralité ET au premier plan dans l’épisode un), ça serait bête… soyez indulgents, s’il vous plait.

Parlons maintenant de ce qui a été fait sur papier : le scénario et les dialogues. D’abord le canevas. La saga présente un synopsis sympa (voire original), mais il ne faut pas s’attendre à du grand show. Pas de gros rebondissements ni de cliffhangers à gogo, donc. Toute l’histoire s’articule autours de la quête de Totchinuko pour s’emparer du sabre d’un grand samouraï et notre héros ne s’écarte pas une seule fois de son chemin. Mais qu’importe cela ! Si le scénario ne brille que dans sa simplicité et ne nous offre pas une tonne d’originalité, c’est parce que tout se concentre sur l’humour de la saga et sur les dialogues (comme les débuts des fameuses Grandes Sagas citées plus haut). Parlons donc du texte et des répliques à présent ! Malgré les nombreux « clincs d’œil » à peine permis au Donjon de Naheulbeuk ou à Reflets d’Acide (les puristes les reconnaîtront eux-mêmes lors de l’écoute), le texte comporte son lot d’originalités et de citations. Exemple avec ceci : « Ne connaîtriez-vous pas un chemin plus court ? — J’vous conseille de ne pas y aller. » C’est bien simple, j’ai eu en moyenne un fou rire par épisode, ce qui ne m’arrive que très peu habituellement. Notons tout de même les engueulades incessantes entre héros et narrateur (encore un coup des Grandes Sagas), qui sont assez (voire très) fréquentes.

En bref : Totchinuko est une saga qui n’est pas de la toute première fraîcheur mais qui est loin d’avoir mal vieilli ! Malgré ses petits défauts, elle se laisse écouter et, une fois qu’on s’est pris au jeu et à l’ambiance particulière de cette aventure débilo-japanisante, on ne peut qu’adorer. Personnellement, c’est mon coup de cœur parmi les sagas que j’ai eu à noter jusqu’à présent. Un conseil : chargez ces 75 minutes de saga dans votre baladeur mp3 et écoutez-les d’un coup dans votre lit, comme si vous lisiez un livre ou regardiez un film… ou les deux. ::coeur::

Dialogue : ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile0::
Principalement bon, mais truffé de références refletsd’acido-naheulbeukiennes. Ce n’est pas du grand art, mais l’humour se prête très bien au genre de l’œuvre.

Scénario : ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile1/2::
Scénario très (trop ?) simpliste pour mieux mettre en évidence les gags et l’humour de la saga, en veux-tu ? En voilà !

Jeu d'acteur : ::etoile:: ::etoile:: ::etoile1/2:: ::etoile0:: ::etoile0::
Les intonations sont convaincantes et l’articulation est bonne. Seules certaines voix sont un peu forcées, comme celle des vieilles femmes.

Qualité sonore et mise en scène : ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile0:: ::etoile0::
Malgré un enregistrement des voix qui n’est pas parfait, les répliques sont plus qu’écoutables. De plus, l’ambiance sonore est bien rendue. Cependant, elle est parfois un peu trop simplement réalisée. L’enchaînement des musiques est parfois un peu chaotique.

Melfice737

Avis de la rédaction

Kak Miortvi Pengvin: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile0::
La saga Totchinuko n'est pas mauvaise mais, à mon avis, il lui manque un soupçon de qualité audio pour en faire une bonne saga mp3 et il lui manque certainement l'étincelle qui en fera une histoire à part. A découvrir tout de même.

Mimiryudo: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile0::
L’humour très adolescent, les ficelles classiques des sagas et la réalisation moyenne sont les gros points faibles de Totchinuko. A l’opposé, l’histoire est plutôt bien ficelée et la fin agréablement bouclée.

Podeste: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile0::
Totchinuko est une saga que je qualifierais de rafraîchissante. Non pas qu'elle soit de toute première fraîcheur, tout comme ses bruitages (en particulier le dégainage du katana dans les premiers épisodes utilisé à tout va), elle se pose néanmoins comme une saga drôle à l'univers vraiment intéressant. Maintenant que la qualité sonore est au rendez-vous, on peut s'attendre à un excellent Totchinuko 2