Retour à MacP3 Autres numéros MagP3 ⋅ La Tribune de la Sagasphère ⋅ Juillet 2010 , n°13

 

MacP3

La Tribune de la Sagasphère

Zoom sur... DukeTotchi

Duke Niké 2

Critique

« Que de l'action. » Dès la bande-annonce, la couleur est annoncée, et Duke Niké suit bien ce fil rouge sang. Si la saga n'est pas irréprochable à ses débuts, l'écoute de la seconde saison peut ravir en surprises agréables.

En effet, après l'écoute du dernier épisode, comment se douter du début ? Un début comptant beaucoup sur les musiques, voire trop, même, car l'ambiance est bien plus travaillé par la suite. Comment se douter qu'au début, les résultats des cris étaient des saturations qui, en fait, se mariaient somme toute assez bien avec la série ? Non, soyons sincères : on avait la preuve que le créateur, qui était le seul acteur, ne faisait pas les choses en moitié quand il s'agissait de hurler, défaut qui a toutefois mis longtemps à quitter la série.

D'ailleurs, le début de cette saga est franc ; même s'il n'est pas parfait (la dernière scène d'action est coupée de blancs), il y a un désir de rendu particulier qui en ressort, peut-être maladroitement articulé, mais on a la preuve qu'Aslag sait ce qu'il veut, de quoi mettre en confiance. Le créateur débute dans le domaine de l'action, ce qui explique l'impression de répétition qui peut se dégager des flingages d'aliens. Tentatives aussi de sarcasme envers certains clichés déjà existants dans les sagas mp3 ; j'en souris encore, car j'ai trouvé qu'en matière de clichés, le premier opus de Duke Niké et DebilO ne sont pas les mieux placés pour donner des leçons.

Cependant, dès le commencement de ce qui n'est finalement pas la saison 2, le niveau change. Le contexte et les ennemis sont présentés et l'intrigue en devient une sur le long terme, le terrain est vraiment préparé et on sent le vrai fil conducteur. Les scènes de combat sont plus diverses et le déroulement se rapproche plus d'un jeu vidéo en mode difficile (le grand méchant se retrouve à plusieurs reprises face aux protagonistes, qui peinent à le vaincre ; les héros mettent au point des méthodes d'attaque).

La vraie deuxième saison est bien différente de la première. Contrairement à la précédente, des vrais personnages tertiaires terriens sont présents, une variante qui n'est pas pour déplaire, car d'autres acteurs font une courte apparition et BTO porte le costume permanent d'un prêtre joué avec grande vigueur, personnage dont l'apport textuel à la saga n'est pas moindre, bien que dans la veine des précédents épisodes, mais avec le grain de sel d'acteur en plus. Dans son intégralité, elle est bien plus fluide.

En conclusion, cette saga démarre sur un début avec ses carences, mais la patience de l'auditeur est bien récompensée.

Textes et scénario : ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile0::
Quoique très textuel pour une création dite « bourrine » et souvent d'un genre revu, le second opus sait réserver une plus grande variété de scènes (une scène sitcom dans l'épisode 3, assez inattendue), de même que les méthodes employées.

Interprétation : ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile1/2::
Lors du premier numéro, elle est de niveau satisfaisant à bon. Dans le second, c'est plus énergique, les invités ont parfaitement fait leur travail et Aslag et BTO se lâchent vraiment.

Réalisation : ::etoile:: ::etoile:: ::etoile1/2:: ::etoile0:: ::etoile0::
Si le début du premier opus n'est pas encore parfaitement articulé, pas besoin d'attendre la saison 2 pour trouver une amélioration tant au niveau du rythme que de la mise en scène. Mais il faut aussi admettre que le scénario permet de plus en plus de travailler ce point. Gros point faible : le nombre de répliques où Aslag se reprend dans la première saison.

Son : ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile0:: ::etoile0::
À ce niveau, le second opus est plus accrocheur, et avec la réalisation, l'élément qui montre un réel progrès du créateur.

Waïl Kinderstein

Avis de la rédaction

Kak Miortvi Pengvin: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile0::
Quel dommage que cette énorme différence de qualité entre la première et la seconde saison. Mais c'est le prix de l'apprentissage pour tous les créateurs et personnellement, je ne manque jamais de prendre une grosse claque en réécoutant la deuxième partie de l'histoire. Et cela ne manquera pas de vous arriver. Parce que le travail d'Aslag vous fera rapidement oublier les quelques défauts de la saison 1. Parce que Duke Niké, c'est de la castagne, de la vraie.

Mimiryudo: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile0::
L'humour fonctionne peu aujourd'hui dans cette saga : gags archi-vus depuis (commentaires intra-épisodes sur la saga, voix-off...), passages transpirant la testostérone comme une fin en soi... La qualité globale de la saga s'améliore crescendo pour devenir vraiment bonne dans la saison 2, qui tire hélas un peu en longueur. A côté de ces défauts en partie dus à l'âge de la saga, félicitons le personnage cultissime de Duke, les seconds rôles réjouissants, et les quelques moments plus subtils (parodies de film, discussions de la vie quotidienne…) qui sont de petites bouffées de drôlerie dans ce monde de brutes...

Podeste: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile:: ::etoile0::
Duke Niké est vraiment une super saga. Bien réalisé, ce qu'il faut, là où il faut, et des bastons que je trouve particulièrement immersives. Le scénario est exactement comme on pourrait s'y attendre, simple et efficace, même avec la profondeur qu'apporte la saison 2. Ce que je reprocherais, c'est les gags un peu facile au début, dans la première saison mais à part ça, je trouve que dans Duke Niké, comme dans le jambon, tout est bon !