Retour à MacP3 Autres numéros MagP3 ⋅ La Tribune de la Sagasphère ⋅ Juillet 2010 , n°13

 

MacP3

La Tribune de la Sagasphère

Interviews

Duketotchi

Alencar

La sagasphère est un monde cruel. J'ai dû me rendre au Japon et apprendre les onze arts ancestraux de la famille Matao afin de pénétrer dans le grand temple des samouraïs, gardé par un puissant geôlier. C'est là que j'ai pu interviewer Alencar.

MagP3 : Bonjour, Alencar-san. Pourrais-tu faire une brève présentation de la personne qui se cache derrière ce pseudonyme qu'est Alencar ?

Alencar : Bonjour ! Et bien derrière ce pseudonyme il y a un jeune étudiant de 21 ans nommé Charles. Fan de tout ce qui est informatique (je fais même des études là-dedans) je me suis surtout intéressé à Internet. Je suis du genre à préparer une corde quand on m'annonce que je vais passer mes vacances dans un trou sans internet ni 3G+.
Je suis aussi à l'occasion lecteur de manga, mais mes goûts sont très difficiles en la matière.
Sinon, que dire sur moi ? Je suis un brin solitaire, mais surtout parce que je n’ai pas le choix... Étant étudiant au CNED dans une maison paumée en pleine campagne, c'est dur d'aller voir les amis (rire).

MagP3 : Quand on parle d'Alencar, on parle également de D@rk Hell, ton ancien pseudonyme. Pourquoi avoir changé ?

Alencar : Parce que j'ai quitté DukeTotchi pendant un an ou deux, je sais plus exactement, et qu'entretemps j'ai participé à la création d'un site sur le scantrad (bbe3) (ndlr : le scantrad est la diffusion de traductions de mangas publiés au Japon, faites par des fans). Là-bas, j'ai pris le pseudo Alencar et du coup, quand je suis revenu sur DukeTotchi, ben je l'ai gardé, tout simplement (rire).

MagP3 : Quel cheminement l'esprit de l'abeille a-t-il du suivre avant de découvrir le verdoyant champ qu'est la sagasphère ?

Alencar : J'aurais tendance à répondre le même cheminement que le reste de la ruche... Ou du moins de la plupart des autres abeilles.
J'ai commencé par découvrir Le donjon de Naheulbeuk par le biais de CD audio gravés qu'on avait passés à un de mes anniversaires. Puis plus rien, jusqu'à ce que le miracle de l'ADSL en campagne n'arrive. Là, j'ai découvert Les aventuriers du Survivaure que j'ai beaucoup aimée. Mais je n'ai jamais vraiment fouillé plus loin... Après il y a eu DukeTotchi, et à partir de ce moment-là, je n'ai plus écouté une seul saga - comme pour le manga mes goûts sont difficiles (rire).
Pour finir lors de la période sans DukeTotchi, j'ai découvert Reflet d'acide que j'écoute toujours comme Les aventuriers du Survivaure. Ce sont les trois uniques sagas qui m'ont plu - et encore uniquement la saison 1 du Donjon de Naheulbeuk.

MagP3 : Comment ou pourquoi as-tu eu envie d'enfiler la casquette de créateur ?

Alencar : J'ai toujours aimé créer. Que se soient des sites web, des trucs qui servent à rien, ou dans notre cas, des sagas MP3. Même si ces derniers temps j'avais perdu la motivation.

MagP3 : Peux-tu nous parler de la fondation de DukeTotchi ?

Alencar : Ah ! Une grande histoire ! Ou pas. Tout a commencé avec Duke Niké. Aslag - qui est un ami d'enfance - m'avait parlé de son projet, et si je me souviens bien il m’avait demandé si je pouvais faire un site web intitulé Duke Niké. Rapidement son projet m'a donnée l'idée de faire ma propre saga, Totchinuko. Et, avant même que le site Duke Niké soit créé, j'ai eu l'idée d'un site nommé DukeTotchi - oui, le nom, c'était mon idée, et j'en suis super fier, même si je n’ai pas été le chercher bien loin (rire).
J'ai donc rapidement appris à programmer en HTML puis en PHP (c'est d'ailleurs par la suite devenu une passion) et le premier site de DukeTotchi a vu le jour. Aslag a ensuite rapidement rajouté d’autres sagas comme DebilO.
Aujourd'hui, DukeTotchi, c'est aussi BTO, puisqu'il à rejoint l'aventure depuis un petit moment - d’ailleurs, si d'autres veulent venir, ça peut se discuter (rire).

MagP3 : Les premiers épisodes de Duke Niké sont signés Aslag et D@rk Hell. Quelle a été ta contribution à cette saga ?

Alencar : Aucune, il faudra demander à Aslag le comment du pourquoi. Je suppose que c'est à cause du fait que DukeTotchi était notre site.

MagP3 : Ta saga principale est Totchinuko, qui se déroule dans un monde de ninjas et de samouraïs. Avais-tu des connaissances dans ce domaine avant de commencer cette aventure ?

Alencar : Haha ! Non absolument pas, mais c'est un sujet qui me plaisait bien. C’est d'ailleurs pour ça que Totchi va faire ses course dans un magasin spécialisé pour les ninjas. Une erreur de ma part : à l’époque, je confondais samouraïs et ninjas.

MagP3 : On constate, en écoutant Totchinuko, que le monde des samouraïs n'est pas tant exploité. Comment cela se fait-il ?

Alencar : j'ai un peu répondu avec la question précédente, mais je rajouterai que je n'ai pas créé Totchinuko pour faire quelque chose sur les samouraïs, mais plutôt pour faire une saga mp3 comme une autre.

MagP3 : Pourquoi n'avoir interprété aucun personnage ?

Alencar : Parce que je n'avais aucun micro et absolument pas d'argent pour m'en acheter un. C'est maintenant chose faite pour la saison 2 en cours de préparation (rire).

MagP3 : Travaillez-vous seuls, ou avez-vous été aidés pour la réalisation du premier opus ?

Alencar : Et bien en général, je fais le scénario seul. Mais une fois écrit, Aslag y rajoutait en général quelques éléments en plus, comme des gags ou autre. Ah et il y a également l'épisode 11 qui a entièrement été produit par Aslag. Pourquoi ? Je ne sais plus précisément. Une panne d'inspiration ?
Enfin, une fois les enregistrements faits, je m'occupais en général du mixage.

MagP3 : As-tu été satisfait de tes épisodes ? Et maintenant, comment les vois-tu ?

Alencar : A l'époque je l’étais. Maintenant j'aurais plutôt tendance à vouloir les refaire pour améliorer la qualité sonore et scénaristique.

MagP3 : Lors des débuts de Totchinuko 2, tu as laissé entendre que rien ne sortirait tant que la totalité de l'opus de serait pas écrite. Sur le forum de DukeTotchi, tu as dit vouloir te relancer dans celui-ci.

Alencar : Oui, en tout j'ai réécrit trois fois l'épisode 1 de Totchinuko 2. La première, c'est celle qui à été publiée. La deuxième, c'était pour recommencer, parce que je n’étais absolument pas satisfait de la saison 2 que j'avais écrite trop rapidement. Et la troisième, eh bien, c'est celle en cours de préparation. Mais comme je suis super difficile, ça va prendre un petit peu de temps. (sourire)
J’ai toujours la première version du scénario. Mais bon, je devrais peut-être la brûler (rire).

MagP3 : Tu avais un projet de polar, TotchiChild, aujourd'hui abandonné. Pourquoi ne pas y avoir donné suite ?

Alencar : Un manque de motivation et de moyen. Je voulais absolument enregistrer cette saga moi-même. Seulement, n'ayant pas de micro potable, j'ai laissé tomber. Aujourd'hui, je serais bien tenté de la reprendre, mais il me manque encore la motivation et surtout du temps. Au contraire d'Aslag, je n'aime pas travailler sur plusieurs sagas en même temps.

MagP3 : TotchiChild, selon mes souvenirs, se passe dans le Japon moderne. N'avais-tu pas envie de changer de contexte et de héros ?

Alencar : Non, parce que TotchiChild devait être la suite logique de Totchinuko 2. Et la chute de l'histoire devait tomber avant celle de Totchinuko. Un espèce d'effet Star Wars où les épisodes 4, 5 et 6 sont sortis avant les 1, 2 et 3.

MagP3 : Il y avait également une parodie de Bleach, d'abord baptisée aussi Bleach, écrite par Fenrys, dont je ne me souviens plus le titre. Peux-tu me le remémorer ?

Alencar : Aslag nous avait fait remarquer que le titre était trop proche de celui du manga. Du coup, on l'a renommé en Beach - jeux de mot, évidement. Mais là aussi, j'ai entrepris de la reprendre - avec un micro correct, tout devient possible. J'ai fait quelques essais dessus, d'ailleurs, sur le teaser.

MagP3 : Il n'en était sorti qu'un teaser. Pourquoi avoir abandonné l'idée ?

Alencar : L'auteur original de la saga - Wolf Edge qui est maintenant Fenrys sur le site de la BBE3 - a arrêté de l'écrire et je me suis dit qu'avec un micro type ventilation d'ordinateur, ça n'aurait pas donné super. Mais ce dernier détail étant réglé, il est possible que je la continue. Il y a deux ou trois épisodes écrits et précieusement conservés dans un coin, je vais probablement les faire et j'aviserai une fois arrivé au bout - sur comment je vais la continuer, sachant que je ne suis pas l’auteur original. Mais une chose est sûre, Fenrys n'écrira pas la suite.

MagP3 : Récemment, tu as sorti un opus des Chroniques de Tonton Al. Peux-tu nous expliquer quel était le principe de cette saga ?

Alencar : Une envie de parler de chose et d'autre. Essayer de changer les aléas de la vie en quelque chose de comique. L'idée était bonne selon certains - et encore, j'ai des doutes - mais c'est vraiment très difficile de faire un texte qui tient la route et qui fait vraiment rire. Ce n'est pas vraiment une saga, mais plutôt des monos parlant de choses d'actualité en essayant de les tourner en quelque chose de comique. J'ai eu plein de sujets que j'ai notés, mais comme je l'ai dit, faire un texte qui tient la route dans ce domaine c’est pas si facile.

MagP3 : Tu n'es pas très présent dans la sagasphère. Qu'est-elle pour toi ?

Alencar : Avant d'avoir mon nouveau micro, je n'étais absolument pas dedans. Je ne faisais que m'occuper du site de DukeTotchi et publier dessus ma modeste saga. Depuis que j'ai un micro correct - très récent -, je suis en train de me dire que je pourrais reprendre tout ce que j'ai abandonné et ainsi m'investir un peu plus dans la sagasphère. J'essaye de m'ouvrir un peu plus aux autres sagas, malgré mes goûts plutôt restreints.
Pour moi, la sagasphère, c'est assez fermé. Enfin, je veux dire par là que c'est difficile (pour moi) de se lancer dedans, surtout quand on arrive sur un forum comme Netophonix. Je me sens un peu... perdu ? Oui c'est le mot. Devant autant de topics et catégories (rire) .Du coup, je me balade sur le channel IRC en essayant de prendre part aux conversations. Et surtout, je prépare Totchinuko 2 ! (sourire)

MagP3 : Merci, Alencar, de nous avoir accordé cette interview.

Alencar : C'était pas grand-chose (rire).

Waïl Kinderstein